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🇧🇫 Burkina Faso · Société| Lancement officiel ce vendredi des travaux de curage des barrages de Ouagadougou| une course contre la montre avant les premières pluies.

Le ministre d’État Commandant Ismaël Sombié et sa délégation officielle sur le site de curage des barrages de Ouagadougou, le 1er mai 2026. © DR / Livoiroi


Ce vendredi 1er mai 2026, pendant que le monde célèbre la fête du travail, le Burkina Faso, lui, se retrousse les manches. Le ministre d’État chargé de l’Eau, le Commandant Ismaël Sombié, a officiellement lancé les travaux de curage des cuvettes des barrages 1, 2 et 3 ainsi que du barrage de Boulmiougou à Ouagadougou. Derrière ce chantier technique se cache une urgence vitale pour des millions de Burkinabè : sauver leur eau, protéger leur santé, et préparer la ville aux premières pluies. Livoiroi décrypte pourquoi cette décision est bien plus importante qu’il n’y paraît.


Qui est Ismaël Sombié et pourquoi sa parole compte

Le Commandant Ismaël Sombié n’est pas un ministre ordinaire. Ministre d’État en charge de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, il est l’un des hommes les plus actifs du gouvernement de la transition burkinabè dirigée par le Capitaine Ibrahim Traoré. Ses résultats parlent pour lui : avec un taux de réalisation de 95,42 % de son contrat d’objectifs 2025, il s’affirme comme un acteur clé de la modernisation agricole burkinabè. Ce n’est donc pas un ministre qui annonce — c’est un ministre qui fait.


Ce qui se passe concrètement ce 1er mai 2026

Ce vendredi, le coup d’envoi officiel a été donné pour le curage des cuvettes de quatre barrages stratégiques de la capitale burkinabè :

  • Barrage n°1 — Ouagadougou
  • Barrage n°2 — Ouagadougou
  • Barrage n°3 — Ouagadougou
  • Barrage de Boulmiougou — Ouagadougou

Ces quatre barrages constituent l’épine dorsale de la gestion hydrique de la capitale. Les travaux de curage visent à restaurer les capacités des barrages afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle dans la gestion des ressources en eau. Un chantier qui n’a pas été lancé du jour au lendemain — il est le fruit de plusieurs mois de préparation.

La cérémonie officielle de lancement des travaux réunit militaires, autorités civiles et chefs traditionnels sur le site des barrages de Ouagadougou, 1er mai 2026. © DR / Livoiroi


Le Commandant Ismaël Sombié échange avec les chefs traditionnels et les autorités locales lors du lancement officiel, 1er mai 2026. Un chantier qui appartient à tout un peuple. © DR / Livoiroi

Décryptage : une préparation de plusieurs mois pour un lancement enfin réel

Pour comprendre l’importance de ce lancement, il faut revenir en arrière. Voici la chronologie qui a mené à ce jour :

  • 24 avril 2025 : Une feuille de route est définie pour la libération des emprises des barrages, suivie d’un atelier d’évaluation des mesures d’accompagnement le 11 juillet 2025.
  • 5-6 novembre 2025 : Un forum de sensibilisation est tenu sur la rive gauche du barrage n°2 pour préparer les populations au déguerpissement.
  • Mars 2026 : Lors d’une visite dans le Ziro, Sombié instruit ses services techniques d’engager des travaux de curage d’un barrage asséché depuis janvier 2026 et invite les occupants à libérer les berges.
  • 10 avril 2026 : Le Secrétaire général adjoint du ministère préside une réunion de concertation réunissant la mairie de Ouagadougou, l’Agence de l’Eau du Nakambé, l’ONBAH et la Police de l’Eau pour examiner la situation des occupants illégaux sur les berges.
  • 14-25 avril 2026 : Délai accordé pour la libération des emprises, tenant compte des préoccupations des occupants et des contraintes techniques liées au calendrier des travaux.
  • 1er mai 2026 : Lancement officiel des travaux par le ministre d’État Sombié.

Pourquoi ce chantier est une question de vie ou de mort pour Ouagadougou

Voici ce que les communiqués officiels ne disent pas assez clairement — mais que Livoiroi décrypte pour vous :

1. L’envasement tue les barrages lentement mais sûrement. Depuis des années, les berges des barrages de Ouagadougou ont été envahies par des maraîchers, des horticulteurs et des constructions illégales. Ces activités contribuent à l’envasement progressif des cuvettes, réduisant leur capacité de rétention d’eau et leur efficacité dans la gestion des crues.

2. Sans curage, les premières pluies deviennent une catastrophe. L’urgence est d’évacuer les déchets et de restaurer les barrages avant que les premières pluies ne transforment les zones envahies en foyers de paludisme, de diarrhées et autres infections. À Ouagadougou, les premières pluies arrivent généralement en mai-juin. Le timing de ce lancement est donc critique.

3. L’eau, c’est la souveraineté. Dans un contexte sécuritaire difficile où le Burkina Faso fait face à de multiples défis, garantir l’accès à l’eau potable pour la capitale n’est pas seulement une question environnementale — c’est une question de souveraineté nationale et de stabilité sociale.


Le curage des barrages, pilier d’une stratégie nationale plus large

Le lancement de ce chantier s’inscrit dans une vision bien plus ambitieuse portée par Sombié. Le 10 avril 2026, il avait déjà lancé l’opération « Coup de poing » contre les décharges sauvages dans les villes du Burkina Faso, avec l’objectif d’éradiquer les décharges qui pullulent dans les villes avant la saison des pluies. Le curage des barrages et la lutte contre les décharges sauvages sont les deux faces d’une même médaille : rendre aux Burkinabè une capitale saine, propre et résiliente.

Sur le plan agricole, l’ONBAH, en collaboration avec la SONATER et Faso Mêbo, a intensifié le curage des barrages et la construction de grandes infrastructures, favorisant la mutualisation des ressources humaines et techniques dans le cadre de l’Offensive agropastorale.


Ce 1er mai, le Burkina Faso travaille — et c’est un message fort

Lancer des travaux d’utilité publique le jour de la fête du travail n’est pas anodin. C’est un symbole fort envoyé par la transition burkinabè : ici, on ne fête pas le travail en discours — on le fait en actes. Pour les millions d’habitants de Ouagadougou qui vivent avec la menace du paludisme, des inondations et de la pénurie d’eau, ce chantier représente bien plus qu’un simple projet technique. C’est une promesse concrète que l’État burkinabè tient envers son peuple. Livoiroi suivra l’avancement de ces travaux pour vous en rendre compte.


FAQ — Ce que vous devez savoir sur le curage des barrages de Ouagadougou

Pourquoi cure-t-on les barrages de Ouagadougou en mai 2026 ?

Les travaux sont lancés avant la saison des pluies pour restaurer la capacité de rétention des barrages, prévenir les inondations et éliminer les foyers de maladies comme le paludisme. Le lancement a eu lieu le 1er mai 2026 sous l’autorité du ministre d’État Ismaël Sombié.

Quels barrages sont concernés par les travaux de curage ?

Les barrages n°1, n°2, n°3 et le barrage de Boulmiougou, situés à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

Qui est le Commandant Ismaël Sombié ?

Le Commandant Ismaël Sombié est le ministre d’État en charge de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques du Burkina Faso sous la transition du Capitaine Ibrahim Traoré. Il a réalisé 95,42 % de ses objectifs 2025 selon son contrat d’objectifs évalué en février 2026.

Pourquoi les barrages de Ouagadougou sont-ils envasés ?

Des années d’occupation illégale des berges par des maraîchers, horticulteurs et constructions informelles ont contribué à l’envasement progressif des cuvettes, réduisant leur capacité hydrique. Les autorités ont accordé des délais de libération des emprises avant le lancement des travaux.

Quand les travaux seront-ils terminés ?

Aucune date officielle de fin de travaux n’a encore été communiquée. Le chantier est lancé en urgence avant la saison des pluies, qui débute généralement à Ouagadougou entre mai et juin.


📌 Note de transparence : Cet article s’appuie sur des sources vérifiées : Burkina24, Minute.bf, Pravda Burkina, La Colombe Plus, Actualite.bf. Conformément à la charte éditoriale de Livoiroi. Publié le 1er mai 2026.