Afrique·Sécurité |MALI, qu’est ce qui ce cache réellement derrière l’attaque du 25 avril 2026 ?
🔄 MISE À JOUR 28 avril : Assimi Goïta toujours absent de la scène publique trois jours après les attaques. Deuil national de deux jours décrété. L’Africa Corps en retrait vers Tessalit. Nouveaux détails sur l’attentat contre Sadio Camara.
Dans la nuit du 24 au 25 avril 2026, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le groupe jihadiste GSIM ont lancé des offensives simultanées contre Bamako, Kati, Gao, Kidal, Mopti et Sévaré. Le chef de la junte Assimi Goïta a été évacué. Le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, est décédé dans l’attentat contre sa résidence. C’est l’une des crises sécuritaires les plus graves que le Mali ait connues depuis 2012.
Vers 5h20 le samedi 25 avril 2026, des explosions et des tirs nourris ont retenti à proximité de Kati, la principale base militaire malienne à la périphérie de Bamako. En quelques heures, des affrontements étaient signalés simultanément dans six villes du pays. Le Mali fait face à l’une des offensives les plus coordonnées de son histoire récente.
Qui est derrière les attaques au Mali du 25 avril 2026 ?
Deux groupes armés ont revendiqué conjointement l’opération : le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement indépendantiste touareg actif dans le nord du Mali. Dans un communiqué officiel, le GSIM a confirmé sa participation et listé ses cibles : la résidence du président Goïta, celle du ministre de la Défense, la base militaire de Kati et plusieurs villes stratégiques. C’est la première fois que les deux organisations reconnaissent publiquement une coordination militaire entre elles.
Chronologie des attaques au Mali — 25 et 26 avril 2026
- ~5h20 — 25 avril 2026 : Premières explosions et tirs à Kati. Des affrontements éclatent simultanément à Gao, Sévaré, Kidal et Mopti.
- Matin : L’état-major malien annonce des combats contre des « groupes armés terroristes non identifiés ». Un couvre-feu est instauré à Bamako de 21h à 6h.
- 11h00 : L’armée malienne déclare la situation « sous contrôle » à Bamako et Kati, tout en poursuivant les opérations de ratissage.
- Après-midi : Des combats se poursuivent à Mopti à 17h00 selon RFI. Kidal passe entièrement sous contrôle de la FLA.
- Soir : Le gouvernement confirme officiellement le décès du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, tué avec sa famille dans l’attentat contre sa résidence à Kati.
- 26 avril 2026 : La FLA annonce le retrait des forces russes de l’Africa Corps de Kidal. Un couvre-feu d’un mois est imposé dans la région de Mopti.
Situation sur le terrain : Bamako tient, Kidal tombe
À la fin du 25 avril 2026, les forces maliennes avaient maintenu le contrôle de Bamako et de Kati, bien que RFI ait précisé que la situation restait fragile. La ville de Kidal, dans le nord-est du pays, était entièrement sous contrôle de la FLA. À Gao, Mopti et Sévaré, le contrôle restait partagé entre jihadistes et forces gouvernementales.
Le chef de la junte malienne, Assimi Goïta, a été évacué vers un camp militaire sécurisé. Le chef du renseignement, Modibo Koné, et le chef d’état-major, Oumar Diarra, ont été blessés dans les combats à Kati.
Le rôle de l’Africa Corps (forces russes) au Mali
Des témoins ont signalé la présence de combattants de l’Africa Corps — désignation publique des forces russes déployées en Afrique subsaharienne — près de l’aéroport international Modibo Keïta à Bamako, avec trois hélicoptères en patrouille lors des premières heures des combats. L’Africa Corps a publié un communiqué affirmant avoir repoussé l’ensemble des attaques et « évité un scénario à la syrienne ».
⚠️ Information non vérifiée de source belligérante : L’Africa Corps annonce plus de 1 000 combattants ennemis neutralisés et plus de 100 véhicules détruits. Ces chiffres n’ont été confirmés par aucune source indépendante. Les accusations contre des « mercenaires ukrainiens » et des « services de renseignement occidentaux » ne sont à ce jour étayées par aucun élément vérifiable.
Pourquoi ces attaques maintenant ?
Ces attaques s’inscrivent dans un conflit malien qui dure depuis 2012. Depuis le 3 septembre 2025, Bamako subissait un embargo sur le carburant et les vivres imposé par le GSIM, bloquant plusieurs axes routiers stratégiques du pays. L’offensive du 25 avril 2026 représente une escalade majeure, avec une coordination inédite entre jihadistes et indépendantistes touaregs, deux camps historiquement rivaux.
🔄 Derniers développements — 28 avril 2026
- Goïta toujours silencieux : Trois jours après les attaques, le chef de la junte Assimi Goïta n’est toujours pas réapparu publiquement. Son silence prolongé alimente les interrogations sur la stabilité du régime de transition.
- Deuil national : Le gouvernement malien a décrété deux jours de deuil national en hommage au général Sadio Camara et à toutes les victimes civiles et militaires des attaques.
- Détails sur l’attentat contre Sadio Camara : Selon plusieurs sources sécuritaires concordantes, l’assaut contre la résidence du ministre de la Défense à Kati aurait été mené par un kamikaze au volant d’un véhicule piégé. La déflagration, particulièrement puissante, a entièrement détruit la résidence. Sadio Camara était le principal architecte de la stratégie militaire malienne et co-auteur du putsch de 2020 qui avait porté la junte au pouvoir.
- Retrait de l’Africa Corps : Les forces russes de l’Africa Corps, assiégées à Kidal avec des soldats maliens depuis le 25 avril, ont entamé un retrait vers Tessalit, au nord du pays, selon des sources proches du dossier.
- État islamique entre en action : En plus du GSIM et du FLA, des sources indiquent que des éléments affiliés à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont profité du chaos pour mener des actions dans certaines zones du centre du Mali.
- Réaction internationale : La CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) a condamné les attaques et appelé à une mobilisation coordonnée contre le terrorisme dans la région.
Ce qu’il faut retenir des attaques au Mali d’avril 2026
Le Mali traverse une crise sécuritaire sans précédent depuis le début de la guerre civile. La mort du ministre de la Défense Sadio Camara, le silence d’Assimi Goïta, le retrait de l’Africa Corps de Kidal et la coordination inédite entre jihadistes et rebelles touaregs marquent un tournant potentiellement décisif pour l’avenir du régime de transition. La situation reste évolutive. Notre rédaction continue de suivre les développements en temps réel.
FAQ — Questions fréquentes sur les attaques au Mali du 25 avril 2026
Qui a attaqué le Mali le 25 avril 2026 ?
Les attaques ont été menées conjointement par le GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda) et le Front de libération de l’Azawad (FLA), dans une coordination militaire inédite entre les deux groupes.
Qui est mort dans les attaques au Mali d’avril 2026 ?
Le général Sadio Camara, ministre de la Défense du Mali, a été tué dans l’attentat contre sa résidence à Kati, avec sa famille. Le chef du renseignement et le chef d’état-major ont été blessés.
Quelle ville est tombée sous contrôle des rebelles ?
La ville de Kidal, dans le nord-est du Mali, est passée entièrement sous contrôle du Front de libération de l’Azawad (FLA) dans la journée du 25 avril 2026.
Quel est le rôle de la Russie dans les événements au Mali ?
L’Africa Corps, nom public des forces militaires russes déployées au Mali, a affirmé avoir participé à la défense des positions gouvernementales. Ces affirmations n’ont pas été confirmées de manière indépendante.
Assimi Goïta a-t-il été renversé ?
Non. Le chef de la junte malienne Assimi Goïta a été évacué vers un camp militaire sécurisé mais n’a pas été renversé. Cependant, trois jours après les attaques, il n’est toujours pas réapparu publiquement, ce qui soulève des questions sur la solidité du pouvoir de transition.
Qu’est-il arrivé à l’Africa Corps après les attaques ?
Les forces russes de l’Africa Corps, assiégées à Kidal avec les soldats maliens depuis le 25 avril, ont entamé un retrait vers Tessalit dans le nord du Mali. Le 26 avril, la FLA avait officiellement annoncé leur retrait de Kidal.
📌 Note de transparence : Cet article s’appuie sur des sources indépendantes : RFI, Le Monde, Jeune Afrique, AFP, La Presse (Canada) et Wikipedia. Le communiqué de l’Africa Corps est cité comme source belligérante et clairement identifié comme tel. Toute information non vérifiée est signalée explicitement, conformément à notre charte éditoriale. Dernière mise à jour : 28 avril 2026.

